Une étude Proofpoint révèle que pour 65 % des organisations françaises touchées par des rançongiciels, l'IA a rendu les attaques plus efficaces
Une étude mondiale montre que l'IA amplifie le phishing, l'usurpation d'identité et le vol d’identifiants, transformant le rançongiciel en un problème d'extorsion centré sur l'humain
- 35 % des organisations françaises déclarent que leurs employés ont fait confiance aux attaques générées par l'IA, tandis que 33 % ont interagi avec du contenu malveillant.
- Plus d'un tiers (35 %) des attaques en France ont commencé par des emails de phishing ou d'autres techniques d'ingénierie sociale par email.
- Plus de la moitié (51 %) des victimes ont vu leurs données sensibles dérobées, et 44 % de celles qui ont payé ont été confrontées à de nouvelles demandes de rançon.
Proofpoint, Inc., leader mondial de la cybersécurité centrée sur l'humain et l'agent, publie aujourd'hui son rapport 2026 sur le rançongiciel à l'ère de l'IA. Ce rapport révèle que l'intelligence artificielle rend les attaques par rançongiciel nettement plus efficaces en aidant les cybercriminels à créer des campagnes de phishing, d'usurpation d'identité et de vol d’identifiants toujours plus convaincantes. L'étude mondiale montre que près de deux tiers (65 %) des organisations touchées par un rançongiciel estiment que l'IA a augmenté l'efficacité de l'attaque, confirmant une évolution majeure : le rançongiciel réussit de plus en plus en exploitant les individus, les identités et les communications de confiance.
Basée sur une enquête menée auprès de 953 professionnels de la cybersécurité dans 12 pays, cette recherche montre que le rançongiciel moderne a évolué au-delà d'un simple événement de chiffrement pour devenir une campagne d'extorsion prolongée. Les attaquants volent de plus en plus les identifiants et les données sensibles avant de déployer le rançongiciel, utilisent des communications de confiance pour obtenir un accès initial et exercent une pression continue via des demandes d'extorsion répétées.
« L'IA n'a pas fondamentalement changé le rançongiciel, mais elle a considérablement amélioré les attaques qui mènent au rançongiciel », explique Loïc Guézo, directeur de la stratégie cybersécurité chez Proofpoint. « Les attaquants d'aujourd'hui utilisent l'IA pour créer des emails de phishing extrêmement convaincants, des composants de malware comme des scripts, et des campagnes de vol d’identifiants qui exploitent la confiance humaine à grande échelle. Les organisations qui continuent de traiter le rançongiciel et l'extorsion de données comme un problème de terminaux ou de récupération passent à côté de ce par quoi ces attaques commencent le plus souvent : les individus, les identités et les communications de confiance. »
Principaux résultats pour la France issus du rapport 2026 de Proofpoint sur le rançongiciel à l'ère de l'IA :
- Les individus constituent la principale surface d'attaque du rançongiciel, et l'IA aggrave la situation : Grâce à l'IA, les attaquants peuvent créer des leurres de phishing plus convaincants, rédiger des messages d'usurpation d'identité plus ciblés et effectuer une reconnaissance plus rapide des structures organisationnelles et des modèles de communication. Parmi les organisations françaises ayant subi une attaque par rançongiciel, 28 % affirment que l'IA a considérablement augmenté l'efficacité de l'attaque. 37 % supplémentaires estiment qu'elle a quelque peu augmenté l'efficacité. Au total, 65 % déclarent que l'IA a rendu l'attaque plus efficace. 16 % n'ont signalé aucune preuve d'utilisation de l'IA.
- Les principales méthodes d'entrée dépendent toutes de l'humain : Lorsque les organisations françaises ont identifié le point d'entrée principal de leur incident rançongiciel, les résultats pointent massivement vers l'interaction humaine. Les emails de phishing et autres attaques d'ingénierie sociale par email constituaient le vecteur d'entrée initial dans 35 % des incidents. Les liens malveillants (45 %) ont été identifiés comme la menace initiale la plus courante, suivis du vol d’identifiants (36 %) et du Business Email Compromise (35 %). Cela démontre que les campagnes de rançongiciel les plus réussies aujourd'hui continuent de s'appuyer sur les communications de confiance et l'interaction utilisateur tout au long du cycle de l'attaque.
- Le paiement mène à l'escalade, pas à la résolution : Malgré des années de recommandations des forces de l'ordre et des agences de sécurité déconseillant le paiement, environ un tiers (33 %) des organisations françaises touchées ont payé une rançon. Pourtant, plus de quatre sur dix (44 %) de celles qui ont payé ont été confrontées à une deuxième demande d'extorsion, soulignant l'évolution du rançongiciel : d'un événement de paiement unique vers une négociation continue dans laquelle les attaquants détiennent plusieurs formes de levier simultanément (chiffrement continu, données volées et menace de divulgation publique).
- Le chiffrement n'est plus l'objectif final : Un peu plus de la moitié (51 %) des organisations françaises confirment que des données sensibles ont été volées lors de l'incident. Les campagnes de rançongiciel actuelles concernent moins le verrouillage des systèmes que l'acquisition de données, d'identités et d'accès persistants. Ceux-ci peuvent être monétisés via des demandes répétées, vendus sur des marchés criminels ou utilisés comme rampes de lancement pour des attaques secondaires.
- Les attaques réussissent par la manipulation : Lorsqu'on a demandé aux répondants français pourquoi l'attaque par rançongiciel avait pu contourner leurs contrôles existants, 35 % des organisations ont déclaré que les employés ne soupçonnaient pas l'attaque car elle semblait authentique, tandis que 33 % ont attribué l'incident à des utilisateurs interagissant avec du contenu malveillant. Ces chiffres prouvent que l'IA rend l'ingénierie sociale de plus en plus difficile à distinguer des communications professionnelles légitimes.
- L'impact du rançongiciel varie selon les pays : Les répondants en France ont signalé des taux d'efficacité des attaques renforcées par l'IA (65 %) similaires à la moyenne mondiale, mais des taux de paiement de rançons plus faibles (33 %). Par ailleurs, l'interaction utilisateur comme facteur de contournement était la plus élevée au Japon (49 %), en Inde (49 %) et à Singapour (48 %). Dans ces marchés, le mode d'échec le plus courant était que les utilisateurs interagissent directement avec du contenu malveillant plutôt que d'être trompés par une usurpation d'identité.
Les résultats confirment que les organisations ne peuvent plus traiter le rançongiciel principalement comme un problème de malware. Alors que l'IA rend le phishing, l'usurpation d'identité et le vol d’identifiants de plus en plus convaincants, prévenir le rançongiciel signifie protéger les individus, les identités et les communications de confiance avant que les attaquants n'atteignent le terminal.
Le rapport 2026 de Proofpoint sur le rançongiciel à l'ère de l'IA est disponible à l'adresse : https://www.proofpoint.com/us/resources/threat-reports/ai-era-ransomware-report
Méthodologie
Entre mars et avril 2026, 953 professionnels de la sécurité à temps plein issus d'organisations de tailles et de secteurs variés ont été interrogés. Les répondants représentaient 20 secteurs et 12 pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, les Émirats arabes unis, l'Australie, le Japon, Singapour, l'Inde et le Brésil.
À propos de Proofpoint, Inc.
Proofpoint, Inc. est un leader mondial de la cybersécurité centré sur l’humain et l'IA agentique, pour sécuriser les interactions entre humain, données et agents IA sur les plateformes de messagerie et de collaboration. Plus de 80 entreprises du classement Fortune 100, et des millions de grandes et petites entreprises font confiance à Proofpoint pour stopper les menaces, prévenir la perte de données, et renforcer la résilience des personnes et des flux de travail IA. Proofpoint offre aux organisations la plateforme de collaboration et de sécurité des données dont elles ont besoin pour protéger et autonomiser leurs employés tout en adoptant l'IA de manière sécurisée et productive. Pour en savoir plus : http://www.proofpoint.com/fr.
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